La PQI

01 janvier 2015

Jeudi devinette

Savez-vous ce que voit un culturiste dans le miroir, pendant l'entraînement ? 

Son haltère-ego. 

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07 octobre 2014

Surtout, ne pas chanter

Open space qui caille chez le client.

« Down by the river by the boats
Where everybody goes to be alone »

Agnès Obel envahit mon casque cependant que je joue en rythme mon texte. Bougeant lentement la tête, me voici pianiste dans une cathédrale.

« Oh my God I see how everything is torn in the river deep
And I don't know why I go the way »

Surtout, ne pas chanter.


« Down by the riverside »

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08 septembre 2014

Tongue-twist again

Par Q. Le Thurel


Chère lectrice, cher lecteur,

Pour toi, j'ai écrit ce "tongue-twister" ou fourchelangue en français (ça sonne mal dans la langue de Baudelaire). Je t'invite à le lire disctinctement avant l'heure de l'apéritif. Puis après.

Sans chichis, la chinoise au chignon s’échine à chiner chou, chichon, Chouchen et Chinon.

"Un virelangue (ou casse-langue ou fourchelangue) est une locution (ou une phrase ou un petit groupe de phrases) à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire les deux à la fois."
Source : wikipédia

 

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03 septembre 2014

Douce missive pour infidélité massive

Par Lucie P-E

Trésor, ô mon trésor,
J'ai beau t'entretenir, à genoux t’offrir ce que je gagne à la sueur de mon front et à chaque affront, t’adresser un billet doux accompagné de billets de banque…
Je ne te suffis pas, il t'en faut tant d’autres, des millions d'autres.
Une énième vieille amante transie, alors même que tu n’es ni jeune, ni particulièrement fougueux. De plus, sur le plan épistolaire, on frôle la misère. Sans âme, tes lettres m’inspirent tantôt chagrin, tantôt colère et trahissent de ton côté un cœur-Frigidaire.
 
Alors aujourd’hui, cependant que je signe avec émotion un chèque que je te destine, je te demande d’entendre mon souhait.
Mon trésor, ma poule (de luxe) aux œufs d’or, j’aimerais un jour prochain, avant de m’étendre, recevoir de toi, une missive plus tendre.
 
La douloureuse le sera un peu moins et je paierai mes impôts avec le sourire, enfin.

 

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03 juillet 2013

Dispersion / ébullition

C'est ainsi qu'après une journée de travail de 13 heures, elle se rendit compte qu'il lui restait un planning, des devis et de l'urssaferie à faire. Le sentiment d'accomplissement lui sauta au visage, avant de rebondir pour aller s'écraser non loin d'elle, à terre. Galvanisée par tant d'efficacité, elle déclara donc l'apéritif ouvert.

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26 février 2013

Les dépêches de Brandingville #1

Par Lucie Peut-Être

Depuis trop longtemps, Marc Labat. Alors, un jour, sans autre forme de procès, Geneviève Lethu. 

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11 juillet 2011

Radiateur

Cependant que le monde réel (le chelou) se roule dans une année du lapin qui malheureusement craint, la PQI hésite encore à célébrer l'an 190 (après Charles Baudelaire, cela va sans dire).

189 fut assez lamentable en termes de production écrite. Aussi, nous serions tentés de vous dire que nous allons cette fois nous arracher (de notre léthargie) et vous pondre des salves de ces textes au parfum de n'importe-quoi dont nous avons le secret.

Nous serions bien tentés, oui. Sauf qu'en réalité, nous ne savons plus trop.

Alors, pour parvenir à reprendre le clavier, la rédaction a débuté une thérapie de groupe individuel : à tour de rôle, nous nous rendons en consultation chez un radiateur. Lequel nous écoute avec la ferveur d'un analyste, la chaleur en plus. Et pour mieux retrouver ce goût du rien qui fait tout, nous partons à la conquête de nouveaux locaux, histoire d'en changer le cours. À un de ces jours.  

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31 août 2010

1986

Par Célestin Frey

Au crépuscule d'un jour étrange, je me rappelle le Kozystan... Non loin d'un bac à sable jonchaient le sol les mot d'un gosse. Les entendant tinter, je les ai ramassés, assemblés... En attendant un signe ou pas. Je vous livre aujourd'hui ces vers, à mi-chemin entre comptine et grand n'importe quoi. Ca s'appelle 1986...

 

Ils portaient des masques qui font peur         

Et puis des gants                                       

Manipulaient des détecteurs            

C’était flippant                                                

 

On les voyait le soir aux infos               

Dans leurs grandes bottes en caoutchouc

La saloperie était partout                            

Moi ça m’tordait d’jà les boyaux                  

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif                     

 

 

Y’en avait plein les champs et les jardins

J’aurais voulu la voir, mais pas moyen

Invisible assassin, elle me rongerait   

Au fond du bac à sable, j’agoniserais      

 

Je n’savais pas trop où c’était            

Tchernobyl,  mais                                       

On pouvait dire que ça craignait                      

Même Maman l’disait                        

 

Un peu, chaque jour, elle avançait         

La saloperie était partout                            

Qu’est-ce qu’on allait devenir, nous ?

Une chose est sûre ça nous boufferait       

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif                     

 

 

Y’en avait plein les champs et les jardins

J’aurais voulu la voir, mais pas moyen

Invisible assassin, elle me rongerait   

 Au fond du bac à sable, j’agoniserais      

 

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif …radioactif … radioactif … radioactif…      

 

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20 mai 2010

L'open space pas grand chose

Par Célestin Frey 
L'open space s'éveille doucement. Le bruit de la bouilloire... Le premier café de la matinée dans mon mug violet sent le sommeil. Ses pépites se dissolvent, dessinant le dos moucheté d'une panthère... Je fermerais bien les yeux pour mieux la voir s'étirer. Mais ce serait prendre le risque de m'endormir. Je me résigne. Du coup, ma bête fauve se mêle à l'eau un peu trop chaude avant de s'y fondre totalement. 
Je dépose alors le petit paquet de papier d'argent près de mon clavier et en extrais une part de gâteau parfum poire-espoir. Les gens parlent encore à voix basse. Mon anticernes veille sur moi. Il fait bon. J'ai toujours aimé le matin. Lui et moi vivrions une histoire plus intense encore si mon lit douillet ne s'interposait pas entre nous si souvent. 
Le matin, l'open space est une bibliothèque : un espace sacré, empreint de respect. Une brassée de minutes, précieuse, délicate. 
 
Un instant avant que le bordel - auquel je contribue également - ne l'envahisse. 
Un instant avant que l'envie de distribuer des pains sonores aux vils bruyants ne me saisisse. 

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27 avril 2010

l'apéro de la république

Par Lucie Peut-Etre

Pour d'obscures raisons mais aussi parce que nous en avions envie, l'article d'aujourd'hui, si vous daignez cliquer ci-dessous, vous sera lu. Et si ça vous dit aussi, bien entendu.

un_instant1

Si la voix vous insupporte mais que le texte vous botte, le truc est dispo ci-dessous : 

 

Caressant les toits, la lumière de ce début de soirée enveloppe la ville. 

J'aurais aimé, puisque le printemps qu'un temps ne dure, une touche pause presser, pour encore le contempler, adossée à un mur. Et peut-être bien, copieusement m'y rouler… 

Un instant et tout est comme intact. Feue la France se tient là, poétique, étrange et multicolore à mes côtés… Belle, souriante, au milieu des pavés.

Mais mon image d'Epinal parisienne ne tarde pas à se déchirer. A la place, un vulgaire papier. Une hypocrisie, afin que le soir se montre sous son meilleur jour. Car, en arrêté préfectoral à la con, sous mes yeux de poisson frit, gît mon apéritif du samedi. Je me revois errante, mon petit sac de grignoteries à la main, surprise et indignée. Et vexée, de m'être ainsi fait enfler, oui, vexée ! 

 

L'espace de quelques heures, j'avais oublié. Tout ça, c'était bien fini. Bien qu'il l'invoque à tout bout de champ, le Kozystan n'a que faire de la République. Le Kozystan lui préfère de loin son système inique. Système où ne se cultive plus qu'au restau, au pub ou au bistrot notre quasi-culturelle ivresse publique. Passé neuf heures, boire ne peut plus se faire qu'au comptoir de façon hygiénique. Sans le sou, chuchote-t-on, sans le sou, tu ne seras plus saoul le soir… Je trépigne, rage et je m'indigne : qu'importe si je me charge plus que de raison : car c'est à pattes que je rentre à la maison...

 

Mon dernier ingrédient, je cherche mollement. Puis j'en ai marre. Alors dans les galeries du métro, je glisse. Non loin de mon antre, l'épicier accepte, bon gré, de me délivrer mon Graal, une bouteille de Viognier. Le pain, les feuilletés, le chocolat, les champignons, sont aussitôt rejoints par le précieux flacon. 

Je pousse la porte, mi-douce, mi-raisin et m'engouffre chez moi à pas de chaussons. Un peu quand même, par la soirée interloquée mais souriante. 

Souriante car, de mon apéro, jamais, jamais, Sarko, m'entends-tu, jamais, tu n'auras la peau. 

 

 

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