La PQI

11 juillet 2011

Radiateur

Cependant que le monde réel (le chelou) se roule dans une année du lapin qui malheureusement craint, la PQI hésite encore à célébrer l'an 190 (après Charles Baudelaire, cela va sans dire).

189 fut assez lamentable en termes de production écrite. Aussi, nous serions tentés de vous dire que nous allons cette fois nous arracher (de notre léthargie) et vous pondre des salves de ces textes au parfum de n'importe-quoi dont nous avons le secret.

Nous serions bien tentés, oui. Sauf qu'en réalité, nous ne savons plus trop.

Alors, pour parvenir à reprendre le clavier, la rédaction a débuté une thérapie de groupe individuel : à tour de rôle, nous nous rendons en consultation chez un radiateur. Lequel nous écoute avec la ferveur d'un analyste, la chaleur en plus. Et pour mieux retrouver ce goût du rien qui fait tout, nous partons à la conquête de nouveaux locaux, histoire d'en changer le cours. À un de ces jours.  

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31 août 2010

1986

Par Célestin Frey

Au crépuscule d'un jour étrange, je me rappelle le Kozystan... Non loin d'un bac à sable jonchaient le sol les mot d'un gosse. Les entendant tinter, je les ai ramassés, assemblés... En attendant un signe ou pas. Je vous livre aujourd'hui ces vers, à mi-chemin entre comptine et grand n'importe quoi. Ca s'appelle 1986...

 

Ils portaient des masques qui font peur         

Et puis des gants                                       

Manipulaient des détecteurs            

C’était flippant                                                

 

On les voyait le soir aux infos               

Dans leurs grandes bottes en caoutchouc

La saloperie était partout                            

Moi ça m’tordait d’jà les boyaux                  

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif                     

 

 

Y’en avait plein les champs et les jardins

J’aurais voulu la voir, mais pas moyen

Invisible assassin, elle me rongerait   

Au fond du bac à sable, j’agoniserais      

 

Je n’savais pas trop où c’était            

Tchernobyl,  mais                                       

On pouvait dire que ça craignait                      

Même Maman l’disait                        

 

Un peu, chaque jour, elle avançait         

La saloperie était partout                            

Qu’est-ce qu’on allait devenir, nous ?

Une chose est sûre ça nous boufferait       

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif                     

 

 

Y’en avait plein les champs et les jardins

J’aurais voulu la voir, mais pas moyen

Invisible assassin, elle me rongerait   

 Au fond du bac à sable, j’agoniserais      

 

On était en 86                                    

Le monde devenait radioactif …radioactif … radioactif … radioactif…      

 

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20 mai 2010

L'open space pas grand chose

Par Célestin Frey 
L'open space s'éveille doucement. Le bruit de la bouilloire... Le premier café de la matinée dans mon mug violet sent le sommeil. Ses pépites se dissolvent, dessinant le dos moucheté d'une panthère... Je fermerais bien les yeux pour mieux la voir s'étirer. Mais ce serait prendre le risque de m'endormir. Je me résigne. Du coup, ma bête fauve se mêle à l'eau un peu trop chaude avant de s'y fondre totalement. 
Je dépose alors le petit paquet de papier d'argent près de mon clavier et en extrais une part de gâteau parfum poire-espoir. Les gens parlent encore à voix basse. Mon anticernes veille sur moi. Il fait bon. J'ai toujours aimé le matin. Lui et moi vivrions une histoire plus intense encore si mon lit douillet ne s'interposait pas entre nous si souvent. 
Le matin, l'open space est une bibliothèque : un espace sacré, empreint de respect. Une brassée de minutes, précieuse, délicate. 

Un instant avant que le bordel - auquel je contribue également - ne l'envahisse. 
Un instant avant que l'envie de distribuer des pains sonores aux vils bruyants ne me saisisse. 

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27 avril 2010

l'apéro de la république

Par Lucie Peut-Etre

Pour d'obscures raisons mais aussi parce que nous en avions envie, l'article d'aujourd'hui, si vous daignez cliquer ci-dessous, vous sera lu. Et si ça vous dit aussi, bien entendu.

un_instant1

Si la voix vous insupporte mais que le texte vous botte, le truc est dispo ci-dessous : 


Caressant les toits, la lumière de ce début de soirée enveloppe la ville. 

J'aurais aimé, puisque le printemps qu'un temps ne dure, une touche pause presser, pour encore le contempler, adossée à un mur. Et peut-être bien, copieusement m'y rouler… 

Un instant et tout est comme intact. Feue la France se tient là, poétique, étrange et multicolore à mes côtés… Belle, souriante, au milieu des pavés.

Mais mon image d'Epinal parisienne ne tarde pas à se déchirer. A la place, un vulgaire papier. Une hypocrisie, afin que le soir se montre sous son meilleur jour. Car, en arrêté préfectoral à la con, sous mes yeux de poisson frit, gît mon apéritif du samedi. Je me revois errante, mon petit sac de grignoteries à la main, surprise et indignée. Et vexée, de m'être ainsi fait enfler, oui, vexée ! 


L'espace de quelques heures, j'avais oublié. Tout ça, c'était bien fini. Bien qu'il l'invoque à tout bout de champ, le Kozystan n'a que faire de la République. Le Kozystan lui préfère de loin son système inique. Système où ne se cultive plus qu'au restau, au pub ou au bistrot notre quasi-culturelle ivresse publique. Passé neuf heures, boire ne peut plus se faire qu'au comptoir de façon hygiénique. Sans le sou, chuchote-t-on, sans le sou, tu ne seras plus saoul le soir… Je trépigne, rage et je m'indigne : qu'importe si je me charge plus que de raison : car c'est à pattes que je rentre à la maison...


Mon dernier ingrédient, je cherche mollement. Puis j'en ai marre. Alors dans les galeries du métro, je glisse. Non loin de mon antre, l'épicier accepte, bon gré, de me délivrer mon Graal, une bouteille de Viognier. Le pain, les feuilletés, le chocolat, les champignons, sont aussitôt rejoints par le précieux flacon. 

Je pousse la porte, mi-douce, mi-raisin et m'engouffre chez moi à pas de chaussons. Un peu quand même, par la soirée interloquée mais souriante. 

Souriante car, de mon apéro, jamais, jamais, Sarko, m'entends-tu, jamais, tu n'auras la peau. 


 

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26 avril 2010

La dépensée du jour

 

Par Lucie Peut-Etre

Le lundi, c'est le truc qui précède le week-end, si on fait une ellipse narrative.



(Inspiré par monsieur Lef)


 

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24 avril 2010

Le mot de l'apéro


Par Q. le Thurel, rédacteur culturel de la Presse Quotidienne Imaginaire 


A la PQI, on aime bien Tout ça mag Alors, forcément on en parle à l'apéro ! Cette semaine a été consacrée aux addictions. Nous nous sommes donc écharpés sur le vaste sujet de la substance 2.0.


Mon prochain article sur les micro-blogueurs influents sera écrit sur du papier à cigarette. C'est pour me mettre dans la peau de ces types chelou qui fument du #hashtag toute la journée.


En attendant, je vous linke I am the media, une émission à voir cette semaine en streaming clean sur ARTE+7. Après, ça passera en VOD et il vous faudra douiller  (OCBêêêête ça !). 

 

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29 mars 2010

Agression et crêpage de chignon

Par Célestin Frey
 

Deux annonceurs kozystannais viennent d’être interpelés pour agression et crêpage de chignon.

Les faits remontent au 32 marf dernier. Les prévenus, deux hommes d’une quarantaine d’années, ont capturé un paisible concepteur-rédacteur avant de l’utiliser pour vandaliser eux-mêmes leurs supports de communication. Récidivistes, les malfrats auraient, durant les dernières années, perpétré des actes similaires sur plusieurs directeurs artistiques.

20234_full

L’image est dure. Son auteur, un riverain, préfère garder l’anonymat.

(source : http://9gag.com/photo/20234_full.jpg)





 

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04 mars 2010

C'est mon anchois !

C'est mon anchois, le micro-crottoir de la Presse Quotidienne Imaginaire !


 

Quand myspace aura terminé ses mises à jour, nous passerons au streaming.

En attendant, vous pouvez télécharger le fichier audio ci dessous :


Vocal013


 

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09 février 2010

Les gens qui doublent chez le médecin

Maux de gorge, nez qui couine, fièvre, céphalées… Vous êtes, aujourd’hui pour le moins congestionné. Après quelques jours d’automédication sans effet, vous avez décidé de vous rendre chez le médecin. « C’est sans rendez-vous » a dit la secrétaire au téléphone, d’une voix enjouée, pensant vous annoncer une bonne nouvelle.


Lorsque vous poussez la porte de la salle d’attente, vous constatez que huit personnes seulement, passeront avant vous. Vous vous laissez choir sur la dernière chaise libre, tout en toussant violement, ce qui vous arrache une larme. Le bois est froid, mais vous voici à l’abri de la chute. Un petit enfant hurle presque sans discontinuer.


Vous attrapez un Infâme Actuelle d’il y a trois ans et vous plongez dedans pour oublier l’ambiance souffreteuse et bruyante du lieu. Malheureusement, apparaît dans l’encablure de la porte, une femme forte et âgée. Vous lui cédez immédiatement votre place, manquant au passage de rendre, pris de vertige. Soutenu par un mur, vous voyez la pièce rétrécir puis retrouver sa taille initiale. Visiblement dépassé, un homme demande, de temps à autre et surtout en vain, à son fils, de cesser de hurler et de jeter divers objets à terre. Vous lui expliqueriez bien, vous, à ce petit, la politesse…

Vous finissez par retrouver une chaise lorsqu’une dame se lève. Certains nouveaux arrivants restent debout dans le couloir.


Un siècle plus tard, arrive votre tour. Vous prenez appui sur vos bras pour vous extraire de votre place. C’est alors que d’un bond agile, une grand-mère, terrée dans l’ombre vous devance sans un bruit. Vous restez médusé.

 

 

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26 janvier 2010

Dégoûts & ?

Par Célestin Frey

Mes comparses reprennent peu (à peu) leurs esprits. Je retranscris donc ici ce qu’ils me dictent même si je ne comprends pas toute la signification de leurs paroles bigarrées. Ainsi Q. Le Thurel, qui n’est plus très net depuis quelques semaines (et plus encore depuis l’incident de l’ours), vient de me confier :

« Je suis Vert :

quoi que je fasse,

avec Orange, je suis toujours Marron. »

 

Posté par peut_etre à 16:12 - La pensée du jour (pour peu que l'on pense) - Commentaires [4] - Rétroliens [0]