La PQI

La PQI, c’est la Presse Quotidienne Imaginaire.

27 mars 2009

Petites Absconses

Collectées par O. Soquiet

Petites Absconses


Cause naissance d'adipocytes autour de mes hanches.
Vends lot de vêtements H&M&M'S - Contact : Monica Belluga

Troc : air con contre R5 – Contact : Cassandre Nault


Débarrassez vous des nuisibles en nuisette et en chansons ! Notre entreprise vous propose désinsectisation et effeuillage musical simultané (au choix "You can leave your raton", "dératisez-moi" ou "la torturat") - Contact : Papa Roach


Mes Rages Personnelles


For I. Luminé from D. O'Doren : après l'heure, c'est plus l'heure et si ça dure, c'est la rupture.

Lubrique Nécrologique

M. B. Trave à la tristesse de vous annoncer la disparition de son cheveu préféré, Jethro, arraché à son affection par un peigne vicieux, il a disparu dans le lavabo de la salle de bain, le matin du 25 mâche.

Harnais Rose

D. et K. Raté ont le plaisir de vous communiquer leur nouvel emploi du temps à dater du 24 mâche :
"Biberon, pipi, caca, trempette, dodo - Pipi, colère, biberon, câlins, risette - Dodo, biberon, pipi, caca, dodo"
Responsable : Emma


A voir, cyber-baby
Modèle récent (cordon USB coupé le 26 mâche), très peu servi

Compact et léger : 3 kg pour 51 cm.
Mot de passe : Jehtro

Carte mère en parfait état, son stéréo Dolby Surround

Chez T. et K. Laide à Morney, url : http//www.areuhareuh.bb

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19 mars 2009

Le vaisseau ensorcelé - Episode III

(…) Le livre s’apprêtait de nouveau à l’aspirer quand elle entendit retentir la voix du crétin graveleux et de ses oies. Grossièreté oblige, chacun de ses propos, oscillant entre le terre-à-cul-terreux et le salace parvenaient aux oreilles de chaque âme qui vive (ou pas) du lieu désespérément clos. Colérique, Lucie soupira bruyamment, tel un bœuf en sommet de côte. Elle croisa un regard d’approbation. Mais aucune issue possible pour échapper à ce bordel immonde. Pour apaiser la fureur qui montait en elle avec l’épuisement, elle posa encore le regard sur les pages imprimées. Les phrases se dissolvaient dans le flot de braillements. Devenues incompréhensibles, elles ne formaient plus qu’un amas de phonèmes inintelligibles. Folle de rage, Lucie ouvrit tout grand la bouche pour hurler de toutes ses forces, mais aucun son ne sortit. C’est alors que les trois affreux furent changés en de petits lézards qui filèrent le long du quai pour aller roupiller sur le terrain vague avoisinant…

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Le vaisseau ensorcelé - Episode II

(…) A son énième réveil après son endormissement d’avant l’ellipse, Lucie fut amenée à emprunter l’assourdissant vaisseau nommé TGVeste. La suite, si tu as lu l’article précédent, tu la connais. Sinon, je t'invite (avec insistance) à y songer. Toujours est-il qu’elle dut faire le trajet en sens inverse… Loin du wagon bar et des égrillards, elle trouva une place moelleuse. Elle s’y lova, un livre à la main, bercée par le roulis du train et les bribes de conversation à voix basse volant ça et là. L’astre de feu parti se planquer, elle put enfin deviner, en arrière plan du bouquin, les lumières de la ville qui défilaient à toute allure. Mais le livre l’absorba tant qu’elle finit par y disparaître. A l’heure de la correspondance, elle sortit du livre, puis du train, réajustant rapidement sa veste. Presque furtivement, elle glissa d’une voie à l’autre pour gagner l’une de ses places préférées, sur les banquettes en demi-cercle, en bout de compartiment. Elle entreprit de reprendre sa lecture durant les quelques minutes de trajet qui demeuraient (…).

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18 mars 2009

Le vaisseau ensorcelé - Episode I

Il était une fois une rédac’ chef qui n’avait rien d’une princesse et qui slalomait souvent dans l’obscurité entre les crapauds à bord de son carrosse-grenouille. Nommons-la Lucie, cela pourrait bien nous servir plus tard. Un beau jour, elle se gara et poussa la porte d’un curieux donjon. Se croyant à l’abri, au chaud, elle subit en fait les attaques d’un troll, d’un succube, d’une dinde fourbe et enfin, d’un blob rosâtre et affable. Décidée à lutter férocement, elle créa un blog et finit par s’extraire du lieu, au terme d’un combat sanguinaire, avec une petite bourse et la vie sauve.

Chaque jour, sous le regard de son tigre d’appartement, pendant des heures et des mois, les phrases succédèrent aux mots qui faisaient suite aux idées. Puis, un soir, comme tous les autres d’ailleurs, elle s’endormit. C’est le moment que je choisis, cher lecteur pour t’offrir la fameuse ellipse narrative dont tu raffoles tant, quand les textes se font longs et un peu chiants (…).

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12 mars 2009

La France d’en Wagon-Bar ou Lucie Peut-Etre et le crétin-défouloir

Dans sa grande bonté et parce que le Concombre Pacsé n’en pouvait plus, Lucie Peut-Etre, notre rédac’ chef, a pris sa place, le temps d’un voyage en TGVeste au Kozystan.
La conclusion de notre boss, façon p'tit gibus dans
la guerre des boutons : « Bah mon vieux, si j’aurais su, j’aurais pô v’nu ! »

Ci-dessous, le récit croustillou de l’aventure, rien que for you !

Il est 9 heures et il se pourrait bien que je me fasse casser la gueule dans les 3 minutes qui suivent. Bien que je ne regrette en rien mon attitude – encore que trop aimable à mon sens- je crains l’issue de l’altercation. J’ai avec moi mon sac et mon ordinateur. Avec mon boulot dedans. Et puis j’aimerais conserver toutes mes dents aussi. Le train est à la bourre. Il me faudrait courir pour m’assurer d’arriver au travail à une heure dont je n’aurais pas à rougir. Mais ma dignité de coquelet déplumé me l’interdit. Et peut-être aussi, la séduisante perspective d’un nouveau déluge d’invectives à déverser sur un bruyant et graveleux crétin.

Pourquoi, je pense à tout ça ? Parce qu’acheté trop tard, mon billet ne me garantit aucune place assise dans ce train. Pas de chance, j’ai un texte urgent à terminer. 8h15. J’atterris donc dans le waaaagon baaaaar (son d’orgue qui fait flipper). Outre le fait qu’il soit passablement inconfortable, le lieu me rebute. Et tout particulièrement le matin. Car y sévit, mi-aigri, mi-goguenard, le gang des crétins-braillards. Un plan de travail me permet de déposer mon pc. Pas d’autre solution pour bûcher. Un sourire de parisien dans le métro des heures de pointe scotché au visage, je commence à pianoter, concentrée. Un rien rageuse aussi. La connerie crasse du gang m’insupporte. Vite, le casque audio. Un peu de fusion-métal qui crache bien fort. Au moins, le son suit ici un riff, un motif. Pas le gré de leur beauferie*. Au bout d’un temps, leurs voix en viennent à couvrir celle de Zach De La Rocha et la guitare de Tom Morello. Situation critique. A “Killing in the Name” succède avant le morceau suivant, un blanc. L’immaculée fatalité. Interlude, donc :

Micro-passage pseudo-théâtral, pour faire « genre » et pour conférer à la scène tout le romanesque qu’elle mérite.

LA DINDE TRENTENAIRE, très dinde

"Bah j’l’achète, ta 406 !

LE CRETIN GRAVELEUX, fier comme Artaban

Ah j’la vends pas, j’ai baisé dedans !

LUCIE, à bout

Mais on n’en a rien à foutre !

(Voix off, celle de Lucie) : Certes, la perspective que t’aies eu un jour droit aux faveurs de quelqu’un relève du miracle… Mais faut avoir la gloire modeste.

LE CRETIN GRAVELEUX, surpris et pas content

J’tai rien d’mandé à toi. Si t’es pas contente tu te casses, c’est le wagon bar ici ! On a le droit de parler ! On fait du bruit comme on veut.

LUCIE, folle de rage

Parler oui, nous faire chier en braillant vos histoires, non. J’ai pas envie de connaître votre vie.

LE CRETIN GRAVELEUX

Mais casse-toi.

LUCIE

Je vous emmerde. Si seulement vous pouviez la fermer.

LE CRETIN GRAVELEUX

Mais casse-toi, si t’es pas contente, c’est un wagon-bar ici !

LUCIE

Je vous emmerde ! Et je vous interdis de me tutoyer. On n’a pas gardé les cochons ensemble. Ne me tutoyez pas. Et barrez-vous !"

Il a continué. J’ai tourné le dos, ai remis mon casque et le couvert avec mon boulot, entendant vaguement l’expression de sa fureur. Mais n’en faisant plus cas. Quand je me suis de nouveau retournée après avoir éteint mon pc, la sombre bande de connards n’était plus là. Elle devait déjà trépigner devant les portières afin de s’extraire du train la première. Pourtant dans le compartiment, personne ne la retenait.

* Hommage à ma chère mouette qui rit et qui m’a, il y a fort longtemps, appris : « On est toujours le beauf de quelqu’un. ». Mais quand même, Lolotte, certains sont les beaufs de vachement de monde !

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03 mars 2009

la canidée du jour

par O. Soquiet

Pour oublier qu'on me traite comme un chien, la nuit, j'aboie une bouteille de husky.

Posté par peut_etre à 00:12 - La pensée du jour (pour peu que l'on pense) - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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