Par Lucie Peut-être

Il y avait foule ce jour-là, au sortir du métro. Avançant avec peine, les mains tremblantes, je serrais contre moi ma besace, ultime rempart entre mon âme et cette atmosphère citadine glaciale. Je ne sais plus, qui de mon corps ou de mon sac, pesait alors le plus lourd… Mais quand la voie se dégagea, j’employai toutes mes forces pour accélérer la cadence. Je savais, en effet, qu’il ne tolérerait aucun retard.

Quand enfin je l’aperçus, je frémis. Comme dans une ultime hésitation, il vacilla. Puis, il s'éloigna doucement, avec la certitude sereine de quelqu'un qui me quitterait parce qu'il ne m'aime plus. Abattue, j'ai arrêté de courir après ce connard de train.