14 novembre 2009
Le pain industriel, le lendemain
Par Iliphent Demerle
Vous avez faim, les crocs, on pourrait même, ce matin, dire « la dalle ». La tête vous tourne, vous titubez presque tellement l’estomac vous tenaille. Vous vous rappelez soudain qu’au réfrigérateur, se trouvent un excellent beurre et une confiture artisanale. La cuillère à café, l’infusion, le couteau… Vous sortez le pain de son sac. Presque trop appétissant hier soir encore, voilà qu’il s’est flétri de façon spectaculaire.
Tant pis, vous le fendez tant bien que mal, à l’aide d’une scie à métaux, puis y étalez le beurre d’abord. La confiture, c’est pour la fin. Vous mordez pour en détacher un fragment caoutchouteux. Coriace, il menace d’emporter vos incisives. Profitant de n’être offert à la vue de personne, vous lâchez le morceau un instant. Puis insistant, vous parvenez à l’avoir. Une mastication laborieuse, presque douloureuse et la saveur de polystyrène de ce qui ne ressemble de toute façon plus à du pain vous intime de renoncer. La faim vous pousse à lutter.
Dans un élan désespéré, vous croquez avec force dans cet ersatz de tartine, oubliant que votre index gauche y repose. De surprise et de douleur aussi, vous lâchez le morceau, qui, conformément à la loi de Murphy se retrouve beurre contre terre. Vous ne pestez pas, car trop fatigué. Pour la peine, vous vous promettez d’acheter des biscottes dans les plus brefs délais et surtout de ne plus faire d’infidélités à votre boulanger.
11 novembre 2009
ça fait 100 aujourd'hui !
Le mieux est l’ennemi du bien : forcément, il est mieux.
10 novembre 2009
Marketing direct (dans ta gueule)
Par Célestin Frey
OPERATION COUP DE GRACE !
Pour tout achat d’un
Kit Prév’Grippe
contenant (pour la modique somme de 4,80 Kozys) :
- 2 masques (parce que mon dieu, c’est la pandémie et que cachez-moi cette dentition pourrie)
- 1 paquet de mouchoirs (parce qu’avant, vous vous mouchiez dans votre marcel)
- 5 doses de gel hydro-alcoolique (parce que vous n’avez plus de pastis pour l’apéro)
- 1 livret d’information sur le fléau (parce que les annonces alarmistes qui vous bourrent le crâne et vous poursuivent jusque dans les lieux publics, c’était pas suffisant)
La PQI vous offre, pour 23 Kozys en timbres poste + une preuve d’achat,
un magnifique
Kit Prévenquiche (photo bientôt disponible).
Grâce à ce pack développé par la Nasa, soyez toujours prêt à vous faire avoir avec classe. Et en conservant votre aura de gentleman farter ! Il contient :
- 2 kg de gros sel de mer (pour vivre plus intensément le moment où vous vous ferez entuber)
-1 sticker avec numéro de téléphone surtaxé (pour en redemander 24/24h)
- 1 bouteille d’Actimerde (parce que vous l’avalez bien)
- 3 paquets de mouchoirs (vous en aurez besoin pour pleurer)
- 1 dose de cyanure (pour quand vous aurez épuisé les mouchoirs)
Sur ce, je retourne me moucher bruyamment dans mon gilet.
A bientôt.
08 novembre 2009
Manipulation de masse, connerie crasse et valorisation de la biomasse
Par Quentin le Thurel
La grippe de cochon mexicain (qui n’y est en fait pour rien) effraie le monde. C’est pour cela qu’au Kozystan sévit en ce moment une grave épidémie de sinistrose bactériologique. Une situation qui a entraîné d’importants bouleversements dans le comportement du bon peuple.
Considéré il y a encore peu de temps par la majorité des gens comme une coquetterie, le lavage des mains après passage aux toilettes est en passe de devenir monnaie courante (et beaucoup moins grouillante, du coup). Car de peur de contracter la « Grippa », les Kozystannais se décrassent.
Une aubaine pour qui fabrique de la savonnette, un soulagement pour ses plus grands adeptes : le pays succombe à la tendance du « Clean by mistake ».
Tout cela nous conduit à une interrogation : et la cupidité et la crédulité étaient en fait des composés organiques ? Si tel était le cas, ne pourrions-nous pas parler valorisation de la biomasse ? Un concentré de connerie humaine recyclée, avec, à la clé, un bénéfice précieux : l’élévation de l’hygiène au rang de valeur !
Brillant. Comme un front d’adolescent.
27 octobre 2009
Chuis motivé, qu'y dit !
Par Célestin Frey
"Pour nous rejoindre, il faut nous aimer".
C'est le leitmotiv scandé en ce moment dans la chronique du DRHache de Cadremploi. Je sais que c’est vrai. D'ailleurs, je l'aime bien, la chronique du DRHache. Mais j’ai quand même eu envie de vous faire partager mon récit posté sur leur site et peut-être bien, déjà modéré.
Lors de mes cent cinquante premières candidatures, j’ai pris soin d’écrire à des entreprises que j’aimais pour leurs valeurs, pour leur image ou les gens qui y œuvraient. De lettres de motivation en entretiens, je clamais à chacun combien j’appréciais sa boîte.
Un, deux, trois rendez-vous avec des gens qui m’assuraient que mon profil était bon. Mais le gel des embauches et des gens un peu plus seniors ou peut-être plus beaux, passèrent par là.
Tant et si bien, qu’un jour, j’ai décidé d’élargir mes recherches. A des boîtes que je connaissais moins, cela va sans dire. Et puis il y a eu votre offre. Un poste dans mes cordes avec un salaire correct. Je sentais que mon assurance chômage n’allait pas durer autant que les impôts. J’ai donc décidé de postuler.
Des infos, j’en ai cherché. Mais faut bien le dire, votre site web, il n’est pas très éloquent. Un tour sur les réseaux sociaux, les magazines et j’ai réuni quelques détails. Mais à vrai dire, j’vous connais toujours pas. Alors si je vous rencontre, c’est pour en savoir plus. Parce que j'vais pas vous raconter ma vie si vous ne me dites rien sur vous.
L’EGO d’une entreprise doit être flatté. Soit. Et le mien, je me le mets derrière l’oreille ? Parce que c’est le troisième entretien là, avec un mois de délai entre chacun. Et que ça fait quarante minutes que je patiente dans votre salon d’attente. Si je souris encore, sachez que c’est parce que j’ai pris un bon bouquin.
Si je suis encore là, c’est parce qu’ailleurs, y’a pas de place ou que ça craint. Parce que les entreprises que je déteste, faut pas pousser : pas moyen de m’y résoudre.
Ça fait maintenant près d’une heure que je bouquine assis dans un fauteuil. Un moment palpitant dans mon livre. Et là, votre secrétaire me demande de me ramener, parce que ça y est, vous êtes disposé à me voir. J’ai déjà rencontré vos collègues les autres fois et ai expliqué à deux reprises, combien votre boîte, elle déchirait. Là, très sérieusement vous me demandez : « Qu’est-ce qui vous motive dans la perspective de nous rejoindre ?».
A cet instant précis, un son strident retentit. Un truc assourdissant. C’est le trou noir, bien que je garde les yeux grands ouverts. Mais le bruit ne tarit pas. Régulier, comme par à coups, il résonne. Je sens un choc contre mon crâne. Comme une agitation. Des voix. Il fait froid tout à coup. C’est alors que je comprends. Cet affreux hurlement, c’est de moi qu’il émane. Et c’est moi qu’on emmène.
Ci-dessous, un lien vers l'article du DRHache :
http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/boite-a-outils/secrets-de-recruteurs/la-chronique-du-drhache/d/1/episode-19-je-suis-motive.html
22 juin 2009
Je pense donc j'en chie.
Par Celestin, le concepteur-rédacteur aux dents de lapin.
Tempête sur l’économie,
T’en chies pour obtenir un CDI.
17 mai 2009
Wash away the rain!
Sans musique, point de Fin du Monde digne de ce nom. (Re)découvrez celle de Soundgarden avec l'excellent Black Hole Sun.
Par Lucie Peut-Etre
15 mai 2009
She's alive! Alive!
Par Maître O. Soquiet
Aujourd'hui, c'est avec un plaisir non feint que nous vous annonçons la fin du monde de la fin du monde de Martine (et pas la fin du monde de la faim dans le monde de Martine - ou pourquoi l'orthographe compte aussi) et le retour du fameux et génial générateur de couvertures.





fêtez la résurrection en crucifiant ces ouvrages cultes et allez pêcher en capitale sur ces liens vitaux et bien sûr, montrez nous le résultat!
http://www.cafe-philo.net/create.php
http://hollywood.logeek.com/create.php
http://www.zacland.org/gencov/create.php
14 mai 2009
Et pendant ce temps là au Kozystan, il suffira d'un signe (ou peut-être d'un canard) ...

la fin du monde du travail:
Tu es jeune, diplômé, ambitieux, talentueux, tu as des projets plein la tête ... ? ... c’est pas grave, ça passera...
Par Maître O. Soquiet
11 mai 2009
Black Hole Fun, won't you come...
Par Q. Le Thurel
Après le délicieux prélude de Maître O. Soquiet, la PQI lance officiellement la semaine de la Fin du Monde.
La Fin du Monde a toujours été une fin en soi en matière de mode. Nostradamus, Jérôme Savonarole, Paco Rabane, Matthew Bellamy, Nicolas Hulot et même Danny Boyle… De nombreux prophètes se sont penchés sur son cas. Elle sévit sous plusieurs formes. Petit tour d'horizon de la chose...
1) La Fin du Monde de la santé…
Chaque année, une espèce animale est pointée du doigt puis généreusement abattue : veaux, vaches, cochons, moutons, mais aussi poulets et moustiques. Notons qu’une maladie qui toucherait la totalité des animaux pourrait ravir la communauté végétarienne en lui servant de nouveaux convertis sur un plateau d’argent…
2) La Fin du Monde de l’environnement
Causée par l’homme et ses gros sabots, elle a rendu le développement durable aussi tendance que les sacs moches de chez Huit Thons. Mais le DD va-t-il se faire gratter aussi rapidement que les prises de position anti-fourrure de la fin des années 80 ?
3) La Fin du Monde du pétrole…
Mais on en parle vachement moins en ce moment, du fait du rhume du cochon mexicain. Et puis on sait tous que des alternatives à ce truc coûteux et puant existent…
En attendant cette fin-là, nous pouvons extrapoler sur les circonstances de déroulement de l’éclipse « TOTAL »… Alors, nous lancerons des ESSO-S avant de disparaître dans l’or noir complet.
4) Et la plus affreuse, la plus immense, la plus virulente de toutes… La Fin du Monde de la thune ! Affectueusement surnommée « la crise », ce fléau touche ce que l’humanité a de plus cher : son argent. Crise de foi capitaliste, effondrement financier vertigineux, la fin du monde de la thune sonne comme un trop plein de tout, comme si la terre vomissait sa surabondance. Beurk.
